Fuites urinaires : des solutions efficaces pour s’en sortir

Les fuites urinaires, aussi appelées incontinence urinaire, se caractérisent par une perte involontaire d’urine qui peut survenir à tout moment de la journée. Ces pertes varient de quelques gouttes à la totalité de l’urine contenue dans la vessie.

Les fuites urinaires c’est quoi ?

Incontinence urinaire : un réel problème

Bien que l’incontinence reste un sujet tabou, elle touche près de 5 millions de femmes en France. Nombreux sont ceux qui pensent à tort que seuls les personnes âgées peuvent souffrir d’incontinence. Cependant, l’âge, la situation professionnelle ou encore personnelle ne sont pas de bons indicateurs. Toutes les femmes peuvent avoir, à un moment dans leur vie, des fuites urinaires. C’est un véritable problème/enjeu de santé publique car 1 femme sur 10 souffre d’incontinence urinaire. La grande majorité des femmes souffrent en silence et ne consultent pas de professionnels de santé, souvent par gêne ou honte de parler de ce sujet qu’elles considèrent comme une fatalité. Dans la plupart des cas, des solutions simples peuvent être mise en place pour régler ou diminuer les fuites rapidement, même si l’incontinence est présente depuis plusieurs mois ou années.

Les différents types d’incontinence

On distingue 3 types d’incontinence :

L’incontinence urinaire d’effort

Elle se caractérise par une fuite en jet, peu abondante et sans sensation de besoin préalable mais qui survient brutalement au moment d’un effort physique de la vie quotidienne (comme le sport, le port d’une charge lourde…) mais aussi d’une toux, d’un fou-rire ou encore d’un éternuement. Si le degré d’incontinence est élevé, les fuites peuvent survenir même lors d’un faible effort comme se lever d’une chaise par exemple. C’est le type d’incontinence le plus fréquemment retrouvé chez les femmes (50% des cas)1.

L’incontinence urinaire d’urgence

Aussi appelée incontinence par impériosité ou par urgenturie, elle se caractérise par un besoin non maîtrisable et urgent d’uriner qui ne peut être retenu jusqu’aux toilettes. Contrairement à l’incontinence urinaire d’effort, il n’y a pas de facteurs externes déclencheurs. L’envie d’uriner survient d’un coup et ne peut être différée. Cependant, certaines situations peuvent accentuer ce phénomène : un des plus connus est le symptôme de la clef dans la porte qui entraîne une envie soudaine et non maîtrisable d’uriner. On parle aussi souvent de “vessie hyperactive” car les envies d’uriner surviennent souvent et pour des petites quantité d’urine. Il s’agit d’un type d’incontinence rare chez les femmes.

L’incontinence urinaire mixte

Elle associe les deux formes d’incontinences précédemment citées: d’effort et d’urgence. Un tiers des femmes souffrent de cette forme d’incontinence, c’est à dire à la fois d’envie d’uriner lors d’effort et d’envies pressantes qui surviennent de façon inopinée.

Femmes et fuites urinaires

Des conséquences importantes dans la vie des femmes

Les fuites impactent la qualité de vie de ⅔ des femmes qui en souffrent : familiale, sociale, sexuelle ou professionnelle, les conséquences sont multiples2. On constate par exemple la diminution des activités physiques et sportives, une répercussion sur les activités sociales et personnelles mais aussi un impact psychologique et émotionnel ou encore des incidences sur la qualité du sommeil et des rapports sexuels3.

Si l’incontinence n’est pas traitée, des conséquences plus graves comme une descente d’organes, également appelée prolapsus peuvent survenir. Le périnée qui est alors trop détendu et relâché ne peut plus assurer son rôle de soutien. Les organes peuvent à ce moment-là descendre peu à peu jusqu’à se retrouver à l’extérieur du corps.

Comment savoir si on a des fuites urinaires ?

Les causes de l’incontinence urinaire

Schema de la vessie et du périnée

La vessie est tout simplement un  réservoir qui est vidangé par une contraction permettant d’évacuer l’urine. Du côté du sphincter, on observe un rôle complémentaire à celui de la vessie. En effet, le sphincter se contracte pour favoriser le remplissage pendant que la vessie est au repos. Une fois la vessie pleine, le sphincter se relâche et laisse passer l’urine pour favoriser la vidange.

Cette opération est une décision qui dépend des fonctions neurologiques supérieures complexes et qui génèrent l’action d’uriner. Pendant qu’une personne urine, le sphincter reste ouvert pendant toute l’action. Cette action qui semble tout à fait naturelle nécessite cependant un effort qui peut augmenter la pression abdominale sur la vessie.

Hélas, lorsque le périnée est affaibli, cette pression dépasse l’intensité de fermeture du sphincter et entraîne des fuites urinaires involontaires. Les grossesses, le surpoids ou encore un déficit hormonal pendant la ménopause sont des facteurs clé qui peuvent engendrer une insuffisance de la musculature du périnée.

Les signes qui ne trompent pas

Envie d'aller aux WC

Seulement 10% de femmes ayant des fuites urinaires ont conscience de souffrir d’incontinence et considère ce trouble comme un problème (Kuhn et al. 2006). Ces femmes sont généralement gênées dans leur vie de tous les jours et portent des protections. Les autres considèrent qu’elles ne sont pas incontinentes et adaptent leur activité pour éviter les situations à “risque”. Elles ignorent que des solutions existent qui pourraient leur permettre de régler leur problème de fuites urinaires rapidement.

Qu’importe la fréquence et la quantité, même la perte d’une très faible quantité d’urine est probablement liée à une incontinence urinaire ! Le simple fait d’avoir des difficultés à se retenir d’aller aux toilettes, à retenir ses gaz ou encore un manque de sensation et/ou des douleurs lors des rapports sexuels, des pesanteurs vaginales… sont des signes qui doivent amener à  aller consulter un professionnel de santé qui pourra aider à régler ce problème d’incontinence !

Les facteurs de risques

Il existe de nombreux facteurs de risques qui peuvent influencer l’apparition des fuites urinaires


Les sports avec à-coups ou qui sur-sollicitent le périnée

sport et incontinence

Certains sports peuvent créer une pression excessive sur l’abdomen entraînant in fine, des fuites urinaires. C’est le cas notamment du trampoline, de la gymnastique, de l’athlétisme, de l’équitation, du volley, du handball… Les professionnels de santé recommandent de pratiquer des activités physiques sans choc et sans saut comme la natation, la marche, le vélo ou le Pilates. Il est également important de veiller à toujours expirer pendant l’effort en contractant “au préalable” votre périnée.


Une mauvaise hygiène de vie   

Un régime alimentaire déséquilibré ou un excès de boissons à base de caféine ou d’alcool peut favoriser l’apparition des fuites urinaires. Si vous souffrez d’incontinence, il est important de vous hydrater en buvant de l’eau ou de la tisane. Par ailleurs, le tabagisme reste un facteur important en termes d’incontinence urinaire. Attention, il ne s’agit pas d’une cause directe d’incontinence mais plutôt d’un facteur aggravant. La toux chronique liée au tabagisme exerce une pression des abdominaux sur le périnée ce qui peut affaiblir le muscle pelvien.


Une situation de surpoids

surpoids et incontinence

Statistiquement, les personnes en surpoids ont plus de risque de développer une incontinence urinaire. L’obésité accroît également le degré de sévérité de la pathologie. Il est nécessaire d’adopter une alimentation saine et équilibrée (riche en fibre pour favoriser le transit) pour lutter contre le surpoids ainsi qu’une activité sportive pour se maintenir en forme et retonifier sa sangle abdominale.


Un problème de dos

posture et incontinence

Une mauvaise posture peut entraîner une pression sur les organes qui appuient plus fort sur le périnée. La pression excessive qui s’exerce alors sur le périnée peut l’affaiblir et créer une tension qui peut être responsable de l’apparition de douleurs pelviennes et/ou lombaires. Il est important de corriger sa posture et de se tenir droit !


Les poussées abdominales répétées

Le port de charges lourdes, une crise d’éternuements, de toux ou de fou rire, la constipation chronique.. autant d’efforts qui peuvent être responsables de fuites urinaires. Il faut penser à contracter son périnée à chacun de ses efforts afin d’éviter les petits accidents.


La grossesse et l’accouchement

grossesse et incontinence

La grossesse est sûrement le facteur de risques le plus connu du grand public. Le poids du bébé pendant 9 mois sur le périnée et le passage du bébé lors des accouchements par voie basse peuvent affaiblir et endommager le périnée de façon plus ou moins importante. Environ 15 à 40% des femmes vont souffrir d’incontinence après leur accouchement. Il est donc important d’apprendre à détendre son périnée pendant la grossesse et de rééduquer son périnée après l’accouchement pour lui rendre sa tonicité et éviter les fuites urinaires.


La ménopause

ménopause et incontinence

La diminution du tonus musculaire périnéal engendrée par la chute hormonale peut favoriser l’apparition des fuites urinaires. Consulter un médecin pour trouver une solution adaptée peut aider mais la plupart du temps, un entraînement quotidien du périnée peut régler une bonne partie du problème.


Une diminution de sensation et de plaisir pendant les rapports sexuels

sexe et incontinence

La rééducation du périnée peut aider à résoudre certains problèmes d’ordre sexuel. Le périnée joue un rôle tout au long du rapport sexuel et particulièrement au moment de l’orgasme. Un périnée tonique pourra donc permettre d’éprouver plus de sensations et d’avoir des orgasmes plus intenses !

Les fuites urinaires sont-elles irrémédiables ?

Comment traiter les fuites urinaires ?

Il existe de nombreux traitements pour soigner l’incontinence urinaire. Dans la majorité des cas, les fuites urinaires peuvent être réduites ou guéries avec une solution adaptée comme la rééducation périnéale. Fût un temps, la pratique du stop-pipi (interrompre son jet d’urine pendant sa miction) était recommandée pour travailler son périnée mais elle est aujourd’hui déconseillée. Pratiquée à répétition, elle peut engendrer des infections urinaires mais aussi une “mauvaise programmation neurologique lors de la miction”. Des troubles urinaires peuvent apparaître suite au stop-pipi trop fréquent.

D’autres solutions médicamenteuses ou chirurgicales peuvent être envisagées selon la gravité et le type d’incontinence. Une chose est sûre, NON, les couches d’incontinence ne sont pas une solution adaptée et durable. L’incontinence urinaire n’est pas une fatalité, il est possible de se soigner !

Qui consulter ?

Plusieurs professionnels de santé pourront vous aider à trouver une solution adaptée à vos problèmes de fuites urinaires et vous orienter vers des spécialistes. N’hésitez pas à aborder le sujet avec votre médecin généraliste, urologue, gynécologue, kinésithérapeute, sage-femme… Aujourd’hui, encore trop peu de praticiens abordent spontanément ce sujet avec leur patiente, n’hésitez pas à faire le premier pas !

Comment prévenir les fuites ?

Muscler son périnée

Le périnée est un muscle comme n’importe quel autre muscle de notre corps. Certes, il est invisible, on ne le voit pas, il est même trop souvent oublié mais cela ne fait qu’augmenter son importance. Il est donc important et surtout indispensable d’en prendre soin et de l’entretenir tout au long de sa vie. Pour éviter les symptômes d’incontinence, il suffit simplement de muscler et d’entraîner son périnée pour conserver sa tonicité. C’est un peu comme on le fait avec ses abdominaux pour conserver un ventre plat et musclé. Il existe différentes méthodes pour rééduquer son périnée. Il n’y a pas d’âge pour commencer à le muscler afin de garder un périnée tonique et éviter les fuites urinaires. Même si elle est commencée plusieurs mois ou années après avoir accouchée, la rééducation périnéale peut être bénéfique lorsque le périnée est affaibli.

Les différentes méthodes de rééducation périnéale

Chez les professionnels de santé

rééducation du périnée

Les kinésithérapeutes et les sage-femmes sont les professionnels de santé qui pratiquent la rééducation périnéale. Différentes méthodes sont généralement proposées :

  • la rééducation manuelle : le praticien de santé va, via un toucher vaginal, exercer de légères pressions sur votre périnée pour orienter sa contraction. Il peut également s’aider de technique de visualisation pour favoriser la prise de conscience des différentes zones du périnée.
  • la rééducation par électrostimulation : des courants électriques vont stimuler mécaniquement votre plancher pelvien. La femme ne contracte donc pas volontairement son périnée. Cette méthode passive est particulièrement adaptée pour des périnées très peu toniques. Elle peut par exemple être complétée par une approche de biofeedback.
  • la rééducation par biofeedback : avec cette approche, c’est la femme qui contracte volontairement son périnée. Une sonde vaginale permet de mesurer les contractions périnéales qui seront transmises sur un écran. Un signal visuel indique donc à la femme si elle effectue correctement ses contractions. Cette technique de rééducation active favorise la prise de conscience des contractions périnéales et l’apprentissage.

Pour maintenir les progrès des séances de rééducation périnéale dans le temps et conserver un muscle tonique, les professionnels de santé recommandent vivement de continuer à faire travailler quotidiennement son périnée à la maison4. Il donc est indispensable de continuer à muscler votre périnée à domicile.

A domicile

Les professionnels de santé recommandent de faire des exercices d’auto-entraînement à domicile. Il faut s’entraîner régulièrement pour préserver la tonicité des muscles pelviens et maintenir le travail effectué avec son praticien. Des exercices de contractions, de posture et de gymnastique sont possibles pour entretenir le tonus du périnée et diminuer la pression appliquée sur celui-ci.

application smartphone emy

Des applications gratuites proposent des exercices pour renforcer son périnée. L’application gratuite “Emy – Exercices du périnée” en fait partie et permet d’effectuer régulièrement des exercices et de suivre son évolution. Des rappels vous permettent même de ne pas oublier votre entraînement ! Vous bénéficiez de nombreux conseils rédigés par des professionnels de santé pour garder un périnée en bonne santé et disposez d’un contenu éducatif de grande qualité sur le périnée. Un bon début si vous souhaitez vous lancer dans l’auto-entraînement à domicile !

La Solution durable

Et pour aller plus loin, découvrez Emy, la sonde périnéale connectée !

sonde de rééducation du périnée Emy

Connectée à une application mobile ludique, la sonde périnéale est basée sur le principe du biofeedback : la sonde vaginale détecte vos contractions périnéales. Vous voyez alors votre effort en temps réel sur l’écran de votre smartphone. 20 mini-jeux amusants vous guident dans le contrôle de vos contractions et vous permettent de muscler votre périnée.

Ce dispositif médical a été développé avec des professionnels de santé pour proposer aux femmes une solution sans fil, simple et efficace. Elles peuvent ainsi pour continuer leur auto-entraînement à domicile. Avec le dispositif Emy, c’est vous qui choisissez où et quand vous voulez faire vos exercices pour entraîner votre périnée pour éviter les fuites urinaires. Vous pouvez suivre vos progrès et votre évolution.

smartphone Fizimed

Différents programmes d’entraînement sont prédéfinis dans l’application. Vous avez également la possibilité de choisir vous-même le nombre et la durée de vos séances que vous souhaitez effectuer. En outre, vous pouvez définir ces paramètres avec votre praticien par exemple. Enfin, des rappels sont programmables sur l’appli pour ne pas oublier ses séances, vous n’avez à présent plus d’excuse !

Made in France

Ils ont testé et adopté Emy

Emy est un moyen simple, que la femme peut utiliser toute seule et qui peut lui rendre de grands services.

Docteur Sylvain Mimoun, gynécologue

J’utilise Emy 5 minutes 3 fois par semaine, et depuis mes séances de sport ont radicalement changé ! Beaucoup moins de fuites urinaires, beaucoup moins de stress quand il est question de courir à plusieurs, qu’on va devoir prendre une voiture après.

Sandrine Billaud, marathonienne et utilisatrice d’Emy

Depuis que j’utilise Emy j’ai retrouvé un périnée en béton et je peux de nouveau tenir un tampon !

Johanna, utilisatrice d’Emy, 28 ans

Sources

1Revue Exercer, Mars/Avril 2006, Incontinence urinaire du post-partum : l’évoquer dans la consultation suivant l’accouchement, Isabelle Aubin

2Evaluation de la prévalence de l’incontinence urinaire chez les femmes vues en consultation de médecine générale en France – Rapport INVS – Inserm – 07/2007 , Temml C et al., Urinary incontinence in both sexes : prevalence rates and impact on quality of life and sexual life. Neurourol Urodyn 2000; 19(3):259-71.

3Société de Formation Thérapeutique du Généraliste. Enquête sur les représentations psychosociales de l’incontinence urinaire. Paris:SFTG; 2003

4ANAES. Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecins générale. Services des recommandations professionnelles; 05/2003, Jundt et al., Long-term efficacy of pelvic floor re-education with EMG-controlled biofeedback. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol. 2002 Nov 15;105(2):181-5


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